Bourse : le retour du manque de visibilité se confirme, voici la stratégie de placement à adopter (expert)

M.Ett | Le 30/11/2021 à 17:18
Un expert en placement boursier conseille aux investisseurs de rester attentifs à l’actualité, et d’adopter une stratégie d’investissement prudente en misant sur les valeurs de fonds de portefeuilles et sur celles qui gardent de bonnes perspectives d’évolution.

La bourse de Casablanca, qui suit une tendance haussière depuis plusieurs mois, a clôturé sur deux baisses significatives depuis la séance du vendredi 26 novembre.

Dans le détail, le MASI a cédé 0,78% à la clôture de la séance du vendredi et 0,92% à l’issue de la séance du lundi 29 novembre. Le volume qui a accompagné ces baisses oscillait autour de 70 – 100 millions de DH.

La baisse du MASI s’est un peu estompée ce mardi (-0,11%) en comparaison avec ces deux dernières séances.

La hausse de cet indice cumulée depuis le début de cette année est descendue à 15% à la clôture de la séance de ce mardi. A rappeler qu’il y a quelques semaines, cette hausse avait atteint 20%.

Ces évolutions ont été générées avec les nouvelles restrictions sanitaires au Maroc, à savoir la suspension de tous les vols passagers dans les deux sens pour deux semaines, à partir du lundi. Cette décision est intervenue suite à la propagation rapide du nouveau variant Omicron, notamment en Europe et en Afrique.

Cela annonce-t-il le retour d’un climat d’incertitude et de peur ? Quel impact sur le marché boursier ?

Contacté par LeBoursier, un conseiller en placement boursier estime qu »il « est tout à fait normal qu’on assiste à un retour du manque de visibilité général, avec tout ce qui se passe actuellement au niveau mondial avec l’apparition du nouveau variant Omicron. On a observé qu’il y a eu une petite panique lundi sur le marché au cours de la journée, mais elle s’est calmée un peu en début d’après-midi. On n’a plus vu un volume énorme à la vente qui s’est manifesté. Du coup, le marché commence à se calmer un peu ».

Avec ce manque de visibilité, « on assiste à un peu de réticence de la part des investisseurs ». Dans ce contexte, notre interlocuteur conseille de « suivre attentivement l’actualité et voir les informations qui peuvent affecter le marché. En cette période, il faut rester très proche de l’information. Tout dépendra de l’actualité. Par exemple, Biden vient de déclarer qu’il n’y a pas de grands risques avec ce nouveau variant. En même temps, il y a des organismes qui sont en alerte et qui disent qu’il faut faire attention ».

Le président américain Joe Biden a en effet estimé, lundi 29 novembre, qu’il n’y avait « pas de raison de paniquer », même si les Etats-Unis sont en « état d’alerte avancée », d’après une dépêche de l’AFP.

Il y a eu une annonce ce mardi qui a secoué les principaux marchés boursiers mondiaux. Il s’agit de la déclaration du directeur général du laboratoire Merck qui alerte sur le fait que les vaccins COVID-19 existants seraient moins efficaces contre le variant Omicron qu’ils ne l’ont été contre Delta.

Suite à cette déclaration, les principaux marchés boursiers européens ont chuté d’environ 1,5% au début des échanges, l’indice Nikkei de Tokyo a clôturé en baisse de 1,6%, les contrats à terme sur le pétrole brut ont perdu plus de 3% et le dollar australien a son point le plus bas depuis un an, d’après une dépêche de Reuters, relayée par LeBoursier.

« Il faut donc être attentif à ce qui se passe et rester prudent en cette période », insiste notre interlocuteur.

La stratégie d’investissement à adopter

Dans ce contexte, il faut miser sur « les valeurs de fonds de portefeuilles », conseille notre expert aux investisseurs qui souhaitent placer en bourse.

«  Il faut également se baser sur les résultats publiés à fin septembre pour voir les sociétés qui ont bien performé. Il faut tabler sur les valeurs qui gardent de bonnes perspectives d’évolution, telles que Sonasid, AtlantaSanad, Snep, Label’Vie, Aradei Capital et Immorente. Ces valeurs ont bien évolué, et il n’y a pas de raisons pour qu’elles ne continuent pas leur hausse ».

Notre interlocuteur estime qu’il n’est pas nécessaire de se référer aux valeurs qui ont bien résisté en 2020, ni d’éviter celles qui ont chuté, parce que le contexte est un petit peu différent. « 2020 était une année de confinement. Nous ne sommes pas dans la même optique », conclut-il.

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